Santé de la vessie

Les difficultés à maîtriser la vessie sont courantes chez les femmes à la suite de la ménopause. En fait, 10 à 30 % des femmes post-ménopausées éprouvent une certaine forme d’incontinence urinaire, souvent pendant l’exercice, en riant ou en éternuant. On dénote trois types d’incontinence : l’incontinence par impériosité (lorsque la vessie ne réussit pas à emmagasiner l’urine); l’incontinence à l’effort (lorsque l’urètre, la valve qui ferme la vessie, ne fait pas son travail); ou l’incontinence combinée (lorsque l’incontinence par impériosité et l’incontinence à l’effort surviennent en même temps). L’incontinence par impériosité tend à persister au cours des années suivant la ménopause, tandis que l’incontinence à l’effort se produit plus souvent au cours des années périménopausiques.

Bien que l’idée de discuter de maîtrise de la vessie avec votre fournisseur de soins de santé puisse être embarrassante, l’incontinence urinaire est tout-à-fait normale et peut être traitée. Aborder les questions de maîtrise de la vessie est important : des mesures correctives peuvent vous aider à éviter des problèmes de santé à long terme, comme des infections des voies urinaires ou vaginales fréquentes et le saignement vaginal.

Comment traiter l’incontinence à l’effort?

Une variété de solutions existe. Les exercices pelviens de Kegel (ceux qui sont couramment recommandés après un accouchement pour prévenir les fuites urinaires) permettent de renforcer les voies urinaires ainsi que les muscles du plancher pelvien. Le plancher pelvien se compose de plusieurs couches de muscles qui participent au soutien des organes comme l'utérus, la vessie et le rectum. En plus de retenir ces organes en place, ils contrôlent le mécanisme de la vessie et empêchent l’urine de s’échapper accidentellement. Si les muscles sont faibles, des fuites peuvent donc se produire, surtout lors d’une toux, d’un éternuement ou d’un exercice physique.

Les cônes vaginaux ont été crées afin de bien comprendre, sentir et faciliter l’exécution des contractions du plancher pelvien et sont souvent recommandés pour les femmes souffrant d’incontinence à l’effort. Les cônes vaginaux sont offerts en poids différents; la femme qui les utilise commence avec le cône le plus léger jusqu’à ce qu’elle se sente à l’aise et poursuit son programme avec un cône un peu plus lourd et ainsi de suite, jusqu’ à ce qu’elle soit en mesure de garder en place le cône le plus lourd pendant 15 minutes.

Des dispositifs mécaniques comme le pessaire offrent également un bon soutien. Les changements au mode de vie, comme une perte de poids, l’abandon du tabagisme et la réduction de la consommation de caféine peuvent aussi être très efficaces.

De récentes innovations sur le plan des médicaments servant à traiter l’incontinence urinaire laissent présager des effets indésirables moins nombreux et moins graves, et, par le fait même, de meilleures issues de traitement pour les patientes. Deux médicaments, la toltérodine et l’oxybutynine, sont offerts sous forme «longue durée» ou «à libération prolongée». Ainsi, une patiente n’a à prendre qu’une pilule par jour. Par ailleurs, il est possible qu’il y ait moins d’effets indésirables en raison du fait que les formulations «de longue durée» sont plus stables que les versions d’origine.

De petits changements à votre routine quotidienne, comme boire moins d’eau ou d’autres boissons et se rendre aux toilettes plus souvent peuvent aussi aider. Dans certains cas, l’hormonothérapie ou une intervention chirurgicale permanente sont des options à envisager. Bien que les taux de réussite varient d’une femme à l’autre, pas moins de 60 pour cent des femmes signalent une amélioration ou une guérison, trois mois à la suite du traitement. Votre fournisseur de soins de santé peut vous aider à déterminer quelle solution vous conviendrait le mieux.

Certaines études indiquent que la consommation de jus de concentré de canneberge-airelle peut permettre de réduire le risque d’infections urinaires. Il a également été prouvé que l’œstrogénothérapie permettait de réduire la récurrence des infections urinaires chez certaines femmes postménopausées.

L’essentiel dans la prise en charge de l’incontinence est un diagnostic approprié et l’observance d’un plan de traitement. Pour plus d'information, voir la fiche technique sur l'incontinence urinaire.

Souffrez-vous de fuites urinaires involontaires? Téléchargez cet Auto-questionnaire sur l'incontinence urinaire : un outil pratique afin d'amorcer la discussion au sujet des fuites urinaires lors de votre prochaine rencontre avec votre médecin.

Lisez "La Source" par la Fondation d'aide aux personnes incontinentes (Canada). Le premier quide Canadien qui explique les divers types d'incontinence ainsi que le diagnostic, la prise en charge et le traitement de chacun.

Lisez l'étude le la Fondation d'aide aux personnes incontinentes (Canada) "L'incontinence: une perspective Canadienne".

Regarder l'annonce vidéo de la Fondation d'aide aux personnes incontinentes du Canada illustrant les nombreux visages de l'incontinence au Canada.

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SOGC

« J’avais peur d’avoir un « accident » en éternuant. Je croyais que c’était attribuable au vieillissement. Maintenant, je sais que je n’ai plus à subir cet embarras, car je peux y faire quelque chose. »